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JIJEL: La wilaya de Jijel organise son Salon de l’artisanat

EDITION 13 11 12JIJEL

La wilaya de Jijel organise son Salon de l’artisanat
Organisé par la Chambre de wilaya de l’artisanat et des métiers (CAM), avec le concours de la Direction du Tourisme et de l’artisanat, qui s’est tenu le jeudi et se poursuivra jusqu’à lundi dans le hall du nouveau musée Kotama situé à l’avenue Emir Abdelkader à Jijel.

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Articles de presse nationales

L’art de faire apprécier les vers

poetesse 2615521 465x348pNative de Jijel, Nina Lys Affane, de son vrai nom Badia Affane, est une poétesse qui a l'art de faire apprécier ses vers. Composés dans un style poétique sublime, ces vers sont applaudis à chaque fois qu'ils sont déclamés ! Son parcours se résume à des études en langue française avant d'enseigner des années durant pour enfin se découvrir une vocation de journaliste.

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Articles de presse étrangères

NINA LYS BADIA AFFANE - LivreParis

livre paris

Nina Lys Badia Affane - Livre Paris 2016Après des études de Lettres et une première carrière dans l'enseignement, Nina Lys Badia Affane décide de se consacrer au journalisme et à la poésie, qui représente pour elle un moyen de façonner le monde avec sensibilité et beauté.

Primée au Festival de Poésie de Constantine en 2011, elle est élue « poétesse d'honneur » et récompensée pour son œuvre à l'occasion de la Journée mondiale de la Poésie au Festival de Poésie du Maroc en mars 2015.

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la cite 05 2015

24/05/15 LACITE
Sensibilité de l’âme et tendresse des mots
La langue n’est pas la finalité du travail de Nina. Ce sont certes des mots alignés, mais c’est aussi un sens, un message qui est transmis au travers de l’alignement des consonnes et de voyelles peintes à la couleur Afane. Mais pas seulement. Nina transmet aussi des émotions. Des sentiments sortis du plus profond d’elle-même, afin de partager ce qui la travaille, ce qui la traverse et qui suscite en elle des réactions auxquelles elle donne forme, en y accolant des mots, des phrases et des expressions qu’elle seule sait organiser au fil de sa sensibilité.


Quand on parle avec Nina, une musique sort de ses mots. On n’a alors pas besoin de lui demander quelle est sa vocation. Spontanément, on devine qu’elle est poétesse. Poétesse des mots et de la langue, poétesse de l’envie et de la vie. Sa voix, et sa façon de parler vous invitent à plonger le regard dans son œuvre, dans ses œuvres. Enseignante, c’est vrai. Mais aussi journaliste et écrivaine. Le désire de communiquer la brûle, et seul le pouvoir des mots apaise l’âme de ses maux. Une âme endolorie par des années de braise traversées durant une décennie sans couleurs. Noire, comme quand aucune couleur ne vient égayer votre vie. Une décennie, c’est long. C’est aussi douloureux. C’est une école qui enseigne la patience, la méditation, la résistance, le combat contre la peur, contre l’oubli, contre la barbarie. Un combat aussi contre soi-même, menant nécessairement à la maturité et à la sagesse. Nina vit à Jijel. Entre beauté de la nature, avec ses plages magnifiques, ses gorges vertigineuses et son enfermement dramatique. Pour combattre la peur et la solitude, les gens de là-bas sont devenus poètes. Pas spécialement des mots comme Nina, mais poètes de la vie, ayant appris à rire et à cultiver l’espoir contre lequel on ne peut rien. L’espoir fait vivre.
Chez Nina Lys, il fait aussi voyager. Il a nourri son imagination au point de déborder et d’éclabousser son environnement. Tout le monde sait, ou tout le monde sent que Nina est un poème, incessamment à la recherche de la vérité. Insatiable, impossible à enfermer dans un espace aussi réduit que sa maison, son quartier ou sa ville. Ça déborde et ça va partout. Injustice, douleurs, passions…
Ses états d’âme la poussent à écrire, à chercher le sens des mots, à décrire ce qui la travaille. Ça a tellement débordé que Azzedine Mihoubi, célèbre poète, anciennement président de l’Union des écrivains algériens, puis directeur de la Bibliothèque Nationale d’Alger, et ministre de la culture depuis quelques jours, n’a pas pu résister à l’appel des mots et des émotions. Il a ainsi trempé sa plume dans l’âme de la poétesse de Jijel, pour préfacer son premier ouvrage. Nina a sillonné le pays et a lu ses poèmes au public subjugué par la tendresse de ses mots. Tendresse qu’elle continuera d’exprimer envers les enfants atteints de cancer, à qui elle versera le fruit de la vente de son ouvrage dans lequel elle s’était mise en pourparlers avec l’amour. Elle en a obtenu « Le rêve », « l’Oubli », « la nuit », « la bougie »… Si son premier ouvrage a conquis Azzedine Mihoubi, le deuxième a séduit une autre plume algérienne et non des moindres, Rachid Boudjedra. Ce dernier préfacera « A la lisière du temps». Il s’agit de son dernier ouvrage, paru aux éditions de l’Anep. Nina, de son vrai prénom Badia, continue à charmer ses lecteurs avec sa manière douce de manier les mots, et de se mettre au côté du temps qui passe, au bord de son chemin, à la lisière de son passage. Quelque chose en elle la pousse à écrire, écrire, écrire, jusqu’à ce que les émotions prennent le dessus sur les mots. Un peu comme Kateb Yacine qui pressait tellement le vocabulaire de ses œuvres qu’il réussissait à faire vivre le lecteur directement dans ses histoires, en en faisant presque des acteurs de ses œuvres. Ayant commencé à écrire toute jeune, alors qu’elle n’était que collégienne, le Lys qui jalonne le chemin des mots s’apprête à franchir une autre étape dans l’écriture. Raconter sa douleur, et amener à la lumière le tronçon de sa vie qui a traversé la décennie obscure. En cela, parions qu’elle n’exprimera pas seulement ses propres émotions, mais celles de milliers d’autres qui se trouvaient dans le même Wagon qu’elle. Actuellement, elle sillonne les villes du monde pour rencontrer ses pairs et partager ses vers. Elle en reviendra sûrement encore plus riche et plus profonde.
Nabil Z.

Peace
a voix silencieuse de mes vers,
et la parole enfermée dans les pierres..
sculptent une fleur pour l'humanité de la terre,
avec des mots magiques
inventer un monde féerique..
une porte s'ouvre ..
c'est la porte de la paix
les déboires enterrés.. à jamais
un monde gouverné par Morphée..
dans ce monde de paix ,
un nuage couleur de lait
un zéphyr..
avec sa douceur suave
panse les plaies...
Nina lys Affane